Tous les ans à la Saint-Valentin, des types complètements défoncés à l’ocytocine se ruent chez le fleuriste du coin pour offrir à leur moitié une rose qui sent le cul dans le seul but de renifler le leur. Si le geste est humainement louable et digne d’admiration, il ne faudrait pas pour autant oublier l’essentiel : le cul justement. Pour célébrer l’acte d’amour physique et non simulé, je vous ai concocté une liste de 10 morceaux tue-l’amour pour une soirée parfaite entre amoureux (ou hermaphrodites, c’est selon). En bonus, la playlist des 10 morceaux cités + 10 supplémentaires à la fin cet article.

#10 Pussy and Money –  The Dictators (2001)

C’est fin, ça se mange sans fin : des gonzesses et du fric, soit le nerf de la guerre pour une pelleté de mâles alpha.

Paroles clés :

What’s it all about / Pussy and money (« Tout ce qui compte dans la vie, c’est le fric et les gonzesses »)

#9 Can You Pussy Do The Dog ? – The Cramps (1986)

Une question existentielle que trop peu de monde se pose finalement.

Paroles clés :

If your pussy can’t do the dog / I’m the king of the jungle / They call me tiger man/I’m gonna do the bird.

Si ta chatte ne sait pas faire le chien / Je suis le roi de la jungle / Ils m’appellent l’homme tigre / Je ferai l’oiseau.

#8 Let Me Put My Love Into You Babe – AC/DC (1980)

J’aurais pu facilement mettre la moitié de la discographie du groupe dans ce top, tant les paroles aux sous-entendus fleuris sont légions chez AC/DC (et qui fera peut-être l’objet d’un futur top, qui sait ?).

Paroles clés :

Let me put my love into you, babe /Let me cut your cake with my knife

Laisse-moi placer mon Amour en toi / Laisse-moi couper ton biscuit avec mon couteau !

#7 Too Drunk to Fuck – Dead Kennedys (1980)

Qui n’est pas déjà rentré bourré d’un dîner en amoureux à Courtepaille me jette la première bière pierre !

Paroles clés :

My head’s a mess / The only salvation is I’ll never see you again / Too Drunk to Fuck !

Ma tête est en vrac/Mon seul salut est de ne jamais te revoir/ Trop bourré pour baiser !

#6 The Lemon Song – Led Zeppelin (1969)

Plus subtile mais non moins charmant, ce morceau de Led Zeppelin est un éloge du liquide séminal masculin. Poète jusqu’au bout des ongles, le groupe compare le précieux fluide à du jus de citron. Je ne saurai trop vous conseiller d’éviter d’en mettre dans les huîtres de madame (sans sous-entendu fumeux ici) le fameux soir.

Paroles clés :

Squeeze me baby, ’till the juice runs down my leg / The way you squeeze my lemon / I’m gonna fall right out of bed

Presse-moi bébé, jusqu’à ce que le jus coule le long de ma jambe / La façon dont tu as de me presser le citron / Je vais tomber direct du lit

#5 Little Red Corvette – Prince (1982)

Difficile de ne pas mentionner le Love/Sex Symbol dans ce top. Une grosse partie de sa discographie fait référence au sexe et aux filles. Pour preuve, ce Little Red Corvette qui raconte un coup d’un soir à grand renfort de métaphores automobile.

Paroles clés :

Move over, baby, gimme the keys / I’m gonna try to tame your little red love machine /… / I say the ride is so smooth / You must be a limousine 

Pousse toi bébé, donne moi les clefs / Je vais essayer d’apprivoiser ta petite machine rouge d’amour / … / Vraiment ta façon de le faire est géniale / Tu dois être une limousine

#4 Love Gun – KISS (1977)

Tu la vois venir la comparaison salace avec ses grands sabots ? Bon, KISS n’a jamais fait dans le subtile hein, on ne va pas se mentir. Ai-je besoin d’en rajouter ?

Paroles clés :

No place for hidin’ baby  / No place to run / You pull the trigger of my Love gun

Tu n’as pas d’endroit où te cacher, chérie / Tu n’as pas d’endroit où courir / Tu presses la détente de mon pistolet d’amour

#3 Orgasm Addict – Buzzcocks (1977)

O toi le vieux loup solitaire qui se morfond la nuit de la Saint-Valentin avec ton rouleau de sopalin, les yeux rougis par d’innombrables images lubriques sortis tout droit de ton esprit malsain. Sache que tu n’es pas seul. Pete Shelley (RIP) et les Buzzcocks pensent aussi à toi et te dédient cette chanson.

Paroles clés :

Sneakin’ in the back door with dirty magazines /And your mother wants to know what are those stains on your jeans ? / Your’e an orgasm addict.

Tu te faufiles par la porte de derrière avec des magazines cochons / Maintenant ta mère veut savoir ce que toutes ces taches font sur tes jeans / Tu es un accro à l’orgasme.

#2 I Wanna Be Your Dog – The Stooges (1969)

Il y en a pour tous les goûts dans cette playlist, même pour les amateurs de soumission à tendance zoophile. Ce n’est pas Iggy Pop qui te dira le contraire avec ce morceau cultissime à mettre uniquement si tu possèdes un collier de chien (tu peux aussi en offrir un à ta go, on est pas là pas pour juger hein).

Paroles clés :

And now we’re gonna be face to face / And I’ll lay right down in my favorite place / Yeah you know what that is / Now I wanna be your dog.

Maintenant on va se retrouver face à face / Et je vais aller me coucher dans mon coin préféré / Ouais tu vois très bien ce que je veux dire / Maintenant je veux être ton chien.

#1 My Dig-a-Ling – Chuck Berry (1972)

Originellement écrite et interprétée par le compositeur Dave Bartholomew en 1952, My Dig-a-Ling est reprise en 1972 par Chuck Berry, lui-même adepte de l’humour grivois et des double-sens. Le Dig-a-Ling en question fait référence à des petites clochettes d’argent sur une ficelle que l’auteur compare implicitement à son pénis. La chanson évoque également les petites plaisirs solitaires. Et pour l’anecdote, cette reprise replacera Chucky Berry au sommet des hit-parades. Comme quoi, une p’tite branlette…

Paroles clés :

This little song, it ain’t so sad / The cutest little song you ever had / Those of you who will not sing / You must be playin’ with your own ding-a-ling.

Cette petite chanson, n’est pas si triste / C’est la plus mignonne petite chanson vous ayez jamais eu / Ceux d’entre vous qui ne veulent pas chanter / Doivent être en train de jouer avec leur ding-a-ling.


La playlist anti Saint-Valentin :

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