La vie est une chienne. Mais il en ressort parfois quelque chose de (très) bon. Arasés par une tournée interminable, au lendemain du succès de leur premier album Alas Salvation (2016), YAK n’en menait pas large. De ses années de galère à bord d’un break tout confort, Oliver Burslem, tête pensante du trio, en a tiré le meilleur avec ce deuxième album patchwork conçu avec les tripes.

A l’écoute de Pursuit of Momentary Happiness, on sent toute cette frustration et cette colère remontée au gosier du chanteur. Le cri primal et les hurlements de Burslem inondent l’album, du furieux Fried au plus nuancé Bellyache, en ouverture. Libérateur pour l’un, jouissif pour l’autre.

Surtout, YAK ne s’est pas contenté de reprendre la formule nerveuse et frénétique d’Alas Salvation. On a affaire ici à un album plus foutraque mais toujours cohérent. Cuivres (le glam This House Ha No Living Room), ballades (le superbe Words Fail Me) et brûlots punk efficaces (White Male Carnivore), le trio ne s’interdit rien et c’est tant mieux.

Alternant instants de grâces et explosions fuzzy, Pursuit of Momentary Happiness est un pur moment de rock’n’roll qui pourrait enfin s’avérer salvateur pour le trio le plus excitant de ces dernières années.

⇒ YAK, Pursuit Of Momentary Happiness, sorti le 8 février 2019 (Third Man Records)

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