Pour être tout à fait honnête, j’ai longtemps hésité à écrire cette « critique ». Aussi bons soient-ils, les albums de Rival Sons se suivent et se ressemblent copieusement. Depuis 2009, les Californiens jonglent entre revival assumé et volonté d’affranchissement de leurs racines. Passer cet écueil, eh bien… Pas grand chose à se mettre sous la dent.

Et puis je me suis dis, quand même, difficile de faire du classic rock en 2019 sans tomber dans les travers du cover ou du tribute band. Objectivement, Rival Sons a cette capacité à dépoussiérer le rock à papa sans trahir son âme et en infusant un peu de personnalité. Est-ce suffisant pour faire un bon album ? Pas sûr.

Leur dernier album, Feral Roots, suit la droite lignée du « bluesrockzeppelintropcool ». On retrouve ainsi les influences du Dirigeable et consorts des seventies (Deep Purple, Humble Pie, Leaf Hound, …), agrémentées de touches soul et blues. La voix de Jay Buchanan n’a pas pris une ride, la moustache de Scott Holiday est toujours aussi impeccable. Et quand la routine s’installe, l’ennuie n’est pas loin…

Comme souvent avec Rival Sons, on part au quart de tour (Do You Worst, Sugar On The Bone) avant de sévèrement patiner en milieu de course. L’épique End Of Forever, l’avant dernier morceau de l’album, nous fait à peine (re)décoller. Dommage pour les chants gospel de Shooting Star qui viennent, un peu tard, conclurent un album globalement trop monolithique dans sa forme. Il faudra encore attendre un peu pour assister à un vrai retour à l’état sauvage (« feral root ») du groupe.

Feral Roots des Rival Sons est sorti le 25 janvier 2019.

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