FEWS est un groupe britannico-suédois (toutes analogies fumeuses avec le magasin bleu et jaune seront proscrites dans cette chronique). Ils font dans le post-punk plombant mais pas que. Ils ont sortis un premier album, Means, en 2016. Leur deuxième album Into Red est sorti le 1er mars de l’an 2019 et je vais présentement vous expliquer pourquoi cet album est si bon.

Il y avait pourtant fort à faire après le liminaire Means, sorte de condensé des sonorités morbides de Joy Division et l’intensité froide d’Interpol. Pour ce second essai, FEWS fait encore plus fort en injectant plus de guitares sur des morceaux, à mon goût, plus mémorables. Ça commence avec le faussement nommé Quiet à la rythmique lourde et au chant lugubre comme la Mort. Ça continue avec l’hypnotique Paradiso, à mettre à fond à votre prochaine soirée spiritisme (Ian Curtis vous fera un petit coucou via le Ouija). Puis vient la pièce maîtresse de Into Red, le single parfait, More Than Ever. Frénétique, entraînant sans être facile (le pont à 2’50 est une merveille), FEWS lorgne du côté d’un King Gizzard and The Lizard Wizard sous xanax.

Suppose et ses sonorités dream rock font la jonction entre une très bonne première partie d’album et une seconde, excellente. On y entend beaucoup de choses mais surtout du FEWS, ce qui n’est pas forcément évident tant les influences sont marquées. Et c’est là où réside leur force : s’approprier sans jamais copier, insuffler quelque chose de neuf sans jamais tomber dans la caricature.

On y croise donc Shame (Anything Else, l’autre tube; Business Man; Limits), Editors (97), de nouveau King Gizzard (Over) avant que l’on retombe sur du FEWS pur jus avec l’instrumental Fiction qui clôt magistralement l’album dans un mélange de mélancolie et d’agressivité, entre romantisme et fausses accalmies.


Into Red de FEWS est sorti le 1er mars 2019 (Play It Again Sam).

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