Pas mal de rockstars invoquent l’amnésie partielle ou totale quand il s’agit de faire oublier des conneries au moins aussi grosses que leur consommation de drogues de l’époque. Si le lien de cause à effet est souvent attesté, n’en reste pas moins que certains oublient toutes notions de respect dès qu’ils mettent le nez dans la poudre et/ou profitent un peu trop de leur statut. A ce petit jeu, Led Zeppelin ont prouvé à maintes reprises qu’ils pouvaient se comporter, même sobres, en raclures de première catégorie.

Braquage à l’anglaise

C’est de notoriété publique : Led Zeppelin a allègrement pompé une partie du répertoire folk/rock anglais et américain pour composer leurs classiques, le tout sans jamais créditer les artistes concernés.  Et la liste est plutôt longue : de vieux bluesman à Joan Baez en passant par le groupe Spirit ou encore Fleetwood Mac, tous ont eu à un moment ou un autre la désagréable impression de se faire fourrés. De procès en procès, les Laides Zep’ durent avouer qu’ils s’étaient copieusement inspirés de groupes meilleurs qu’eux à l’époque.

Caravane palace

Mars 1973. Led Zeppelin entame sa tournée européenne pour promouvoir son album reggae, Houses of the Holy. De passage dans l’Hexagone, et après un concert plutôt chaotique à Lyon, le groupe dépose ses bagages à Nancy, Meurthe-et-Moselle. De quoi  déjà péter les plombs. Sur place, ils se font copieusement refoulés de leur hôtel. Le gérant, pris de panique à l’idée de recevoir les quatre stars à l’égo sur-dimensionné, refuse de les accueillir.  Le groupe est donc relogé dans un établissement beaucoup moins prestigieux et noie leur mécontentement dans l’alcool en attendant le concert.

Et les emmerdes continuent : on leur annonce qu’ils vont devoir occuper une caravane en guise de loge. Une putain de CA-RA-VANE. Le standing de nos rockstars en prend un sérieux coup. Vexé jusqu’à l’os, John Bohnam et sa bande mettront à sac l’abri à grand coup de maillet. Pour ne rien gâcher, le groupe, déçu par l’accueil, sabotera une partie du concert en refusant de jouer leur intermède acoustique. Classe, jusqu’au bout.

Sharknado

Les tournées internationales peuvent s’avérer très emmerdantes. Alors imaginez si l’on enferme un groupe de rock et leurs groupies dans un hôtel situé sur l’eau, où il est possible de pêcher des petits requins depuis les fenêtres des chambres ! Ce cocktail improbable est à l’origine d’une des anecdotes les plus crades de l’histoire du rock. Ça se passe en 1969 à Seattle au Edgewater Inn et c’est raconté par Richard Cole, alors manager du groupe :

On avait attrapé pas mal de petits requins, au moins deux douzaines, on les avait fixés sur des cintres par les branchies, et laissés dans les toilettes… La nana s’est avérée être une putain de gonzesse aux cheveux roux avec le feu au cul. On lui a introduit le museau d’un poisson, et cette fille a du jouir 20 fois. Et elle a aimé ça. Et ça c’est la vérité. Mark Stein  [du groupe Vanilla Fudge, présent au moment des faits] a tout filmé. Mais il n’y avait rien de malveillant ou de blessant, jamais ! Personne n’a été blessé.

Les Beatles au Edgewater Inn, cinq ans avant le « Shark Episode »

Jimmy et Lori

Jimmy Page a entretenu une relation de plusieurs mois avec une groupie de 14 ans, Lori Maddox. Un scandale qui de nos jours aurait directement mis fin à la carrière du guitariste (quoique). Leur rencontre fut racontée par Maddox elle-même : « Un roadie du groupe m’a emmené dans la chambre de Jimmy au Hyatt House de Los Angeles.  Il avait un chapeau qui lui cachait les yeux et tenait une canne à sa main. Il ressemblait à un gangster, c’était magnifique. » Jimmy, tombeur de ces (très jeunes) dames.

Jimmy et sa douce

Call me maybe

En 1994, Robert Plant et Jimmy Page se produisent en public dans le cadre du MTV Unplugged. S’en suivra un album (No Quarter) et une tournée mondiale. John Paul Jones, lui, n’est pas convié. Pire, il apprendra la nouvelle à la télévision, sans que personne de l’ait averti, pas même ses potes de toujours.

Il aura sa petite revanche lors de l’introduction du groupe au Rock’n’roll of Fame en 1995. Le bassiste remercia ses amis de « s’être finalement souvenu de son numéro de téléphone. » Appréciez donc la tronche de Plant au moment de la déclaration, c’est savoureux !

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